Avec quelques heures d'avance sur le calendrier officiel, Ségolène Royal a célébré mercredi la journée de la Femme, à Dijon, entourée d'une multitude d'élues de gauche. J’y étais.
Près de 10.000 personnes se sont massées en fin d'après-midi dans et devant le Zénith de Dijon pour écouter la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée lors d'un meeting intitulé "La longue marche des femmes s'accélère".
Hier 8 mars c’était la journée internationale des femmes. Que l’on ne s’y méprenne pas : aucun rapport avec la fête des Mères, des grands-mères ou autres fêtes devenues trop commerciales.
Le 8 mars est un symbole : symbole de toutes les luttes des femmes, des victoires acquises mais aussi de tout ce qui reste à faire, encore trop !
Avec quelques heures d'avance sur le calendrier officiel, Ségolène Royal a célébré mercredi la journée de la Femme, à Dijon, entourée d'une multitude d'élues de gauche. J’y étais.
Près de 10.000 personnes se sont massées en fin d'après-midi dans et devant le Zénith de Dijon pour écouter la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée lors d'un meeting intitulé "La longue marche des femmes s'accélère".
Commencé comme un colloque - avec l'intervention de femmes sociologues, juristes ou responsables d'associations - le meeting a pris un tour politique avec l'arrivée de la candidate.
Autour d'elle sur les bancs des élus, nous étions une quarantaine de femmes politiques de gauche et quelques hommes (très peu !) dont François Rebsamen, maire de Dijon et directeur de campagne de Ségolène.
Ségolène Royal, "ce n'est pas n'importe qui. On ne lui a pas fait de cadeau", a déclaré sur scène Yvette Roudy, ancienne ministre de la Condition féminine de François Mitterrand, aujourd'hui membre de l'équipe de campagne présidentielle socialiste.
"On compte beaucoup sur elle pour réconcilier les Français avec la politique. Elle a déjà réconcilié le oui et le non (à la Constitution européenne) chez nous, c'est pas mal! On compte sur elle pour qu'elle relance l'Europe et qu'elle fasse admettre que le respect du droit des femmes soit une condition indispensable pour adhérer à l'Union" européenne, a-t-elle poursuivi.
En prenant la parole, Ségolène Royal a salué les femmes en cette journée du 8 mars "qui nous relie toutes à l'échelle de la planète". Elle a déclenché les rires et les applaudissements de la salle en saluant les hommes "sans lesquels rien ne serait possible, vous qui en acceptant de voter pour une femme vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés".
Tous les courants du PS étaient représentés, des proches de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn aux anciennes ministres jospinistes Elisabeth Guigou, Marylise Lebranchu et Catherine Trautmann. Martine Aubry, retenue à Lille, avait fait parvenir un mot de soutien.
Comme un symbole, Yvette Roudy, 77 ans, côtoyait Najet Belkacem, jeune élue lyonnaise de 29 ans, nommée porte-parole de la candidate présidentielle fin février.
Au lendemain de la rencontre entre Ségolène Royal et Angela Merkel à Berlin, plusieurs femmes politiques étrangères avaient fait le déplacement ou envoyé des messages de soutien, comme la présidente du Chili, Michelle Bachelet ou la présidente de l'association argentine des "Grands-mères de la place de mai".
Laure Adler, Madame Loyale du meeting, a également réclamé une "pensée pour Ingrid Bétancourt", retenue en otage en Colombie depuis plus de cinq ans.
"Nous croyons en toi Ségolène!", a lancé Zitai Gurmai, députée hongroise et présidente de la branche Femmes du Parti socialiste européen (PSE). "Nous croyons en une France et une Europe beaucoup plus sociale".