Municipales 2008 : www.chatenay-malabry2008.com

Suivez la campagne municipale de la liste
"Ensemble pour une ville citoyenne et solidaire"
menée par Michèle Canet
sur le site www.chatenay-malabry2008.com


Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Les 9 et 16 mars vous allez élire votre nouveau Conseil municipal. Châtenay-Malabry a de nombreux atouts qu’il faut avoir la volonté de valoriser.

Une volonté politique affirmée pour une ville dynamique et équilibrée.

Deux priorités :

  • La démocratie participative ;
  • Le développement durable.

Quatre engagements :

  • Améliorer notre cadre de vie avec un urbanisme à échelle humaine et un environnement préservé ;
  • Développer les solidarités, répondre aux attentes de la jeunesse, de nos aînés et aux besoins des plus fragiles ;
  • Favoriser l’implantation d’entreprises et de commerces de proximité ;
  • Dynamiser la vie associative, culturelle et sportive pour une ville vivante.

Cette politique, nous la ferons ensemble.

« Nous » : c’est une Équipe de femmes et d’hommes compétents incarnant la diversité de notre ville, l’expérience et le renouvellement.

« Ensemble » : nous avons des propositions, vous avez des idées, la richesse c’est de les faire vivre ensemble. C’est pourquoi nous vous proposons des projets dont l’élaboration et la mise en œuvre se feront toujours avec vous.

Le temps du changement pour une ville citoyenne et solidaire est venu.

Avec notre équipe, les 9 et 16 mars, faites le choix du renouveau pour que vive notre ville !

Michèle Canet
Conseillère Générale
de Châtenay-Malabry


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lundi 26 mars 2007

Le siège départemental du PS des Hauts-de-Seine incendié

Siege incendié de la fédération PS92

Certains ont une conception très particulière des campagnes électorales, de la démocratie. Cette nuit la fédération socialiste des Hauts-de-Seine a été ravagée par un incendie criminel: essence dans la boîte aux lettres. Tous les tracts, affiches, papier pour futurs tracts (présidentielles et législatives) ont été détruits mais pire: les machines de reprographie et les ordinateurs.... Quant aux locaux il y a des dizaines de milliers d'euros et des semaines de travail pour qu'ils soient remis en état puisque deux pièces sont totalement détruites, que les planchers le sont en partie aussi (d'où danger, etc...)

C'est évidemment une attaque à la liberté de parole et une volonté de nous bailloner et ...certainement une réponse à la campagne dynamique que nous menons. Ce climat de violence est de plus en plus omniprésent . Il est bien sûr tout le contraire du message de Ségolène. A nous de continuer à faire campagne.

J'appelle tous ceux qui le peuvent à se joindre à la manifestation organisée mercredi 28 à 19h devant les locaux: 45 av Edouard Herriot au Plessis-Robinson.

Michèle Canet
Présidente du groupe socialiste au conseil général 92
Porte-parole de la campagne de Ségolène dans le 92

Gallery photos du siege de la fédération PS apres l'incendie : ici

dimanche 25 mars 2007

Agenda de Michèle Canet pour la semaine du 26 mars au 1er avril 2007

AgendaLundi 26 mars

  • 18H30 : Réunion de travail avec des candidats socialistes aux élections législatives
  • 20H30 : Comité de campagne de la 13ème circonscription, chez un militant, suite à l=a destruction par incendie criminel de la fédération PS du 92

Mardi 27 mars

  • 17H30-20H00 : "Porte à porte": rencontre avec la population du Loup-pendu à Châtenay

Mercredi 28 mars

  • 17H00-18H30 : Suite du même porte à porte
  • 19H00 : Rassemblement 45 rue E.Herriot au Plessis-Robinson pour manifester contre la violence de lundi

Jeudi 29 mars

  • 19H30 : Conseil municipal à Châtenay

Vendredi 30 mars

  • De 9h30 à tard dans la nuit : Séance publique au Conseil général, vote du budget

Samedi 31 mars

  • Présence sur le terrain

vendredi 23 mars 2007

Sans montage et sans commentaire : le siège du parti de Nicolas Sarkozy

Soupçons sur le vote électronique

Machine à voterLe 22 avril, un à deux millions de Français ne trouveront dans leur bureau de vote ni bulletins ni enveloppes. Pour exprimer leur voix, ils presseront deux touches -la première pour choisir un candidat, la seconde pour confirmer leur choix. Pour la première fois en France, lors d'une élection présidentielle, ces citoyens utiliseront des ordinateurs de vote. Un peu plus d'un millier de terminaux sont aujourd'hui installés dans une cinquantaine de communes, mais leur déploiement ne va pas sans polémique.

Depuis le début de l'année, plusieurs personnalités et partis politiques s'interrogent sur les risques inhérents à ces systèmes. "Des machines à voter basées sur des matériels informatiques sont aujourd'hui en cours d'installation ( ... ) en France, sans qu'un débat public ait eu lieu sur le bien-fondé de cette technicisation du vote et les éventuels risques de fraude et de manipulation", déclarent ainsi les Verts dans une motion adoptée début février. Le Parti communiste est sur la même ligne. Selon Patrick Bloche, député (PS) de Paris, "un sentiment de méfiance domine largement au Parti socialiste" vis-à-vis d'appareils "qui semblent bien moins transparents que les urnes en Plexiglas".

"Les machines à voter sont accessibles aux malvoyants, permettent un dépouillement immédiat, sans gâchis de papier, sans besoin de table de dépouillement, de scrutateurs, etc., plaide pour sa part Hervé Palisson, directeur de France-Election, importateur en France des machines à voter néerlandaises Nedap. Ilfaut savoir que,Jaute de volontaires, ce sont des employés municipaux payés en heures supplémentaires qui procèdent au dépouillement dans certaines communes."

Cette dématérialisation du suffrage est pour certains un risque intolérable. "Le système de vote actuel a été conçu pour que quiconque, même le plus ignorant, puisse seforger l'intime conviction que le vote s'est déroulé honnêtement, dit Roberto Di Cosmo, chercheur au laboratoire Preuves, programmes et systèmes (CNRS, université Paris-VII). Lorsque le vote sefait par voie électronique, est-il possible de seforger, seul, la même conviction? La réponse est non: ilfaut recourir à l'expert, à l'argument d'autorité."

L'impossibilité de vérifier l'intégrité du vote inquiète bien au-delà de quelques universitaires ou personnalités politiques. La principale société savante d'informaticiens, l'Association for Computing Machinery (ACM), a récemment pris une position de consensus appelant à ce que tout système de vote électronique soit doublé d'un dispositif d'impression d'un bulletin contrôlé de visu par l'électeur. Ces bulletins papier pourraient être stockés dans une urne classique, autorisant ainsi un recomptage ultérieur des suffrages. Cette précaution ne figure pas dans le règlement technique émis en novembre 2003 par le ministère de l'intérieur (il faut préciser que, dans le vote traditionnel, les bulletins papier ne sont pas conservés mais détruits le soir même après la proclamation des résultats dans chaque bureau, à l'exception des blancs et nuls qui sont annexés au procès-verbal). Les trois modèles d'ordinateur à voter homologués en France - construits par Nedap, l'espagnol Indra Sistemas et l'américain ES&S - sont donc dépourvus d'un tel dispositif de contrôle.

D'autres reproches sont formulés. "Le règlement technique du ministère admet que le programme utilisé dans les machines à voter soit secret, c'est-à-dire que le code-source ne soit pas rendu public, dit ainsi Chantal Enguehard, maître de conférence en informatique à l'université de Nantes. Il est donc impossible aux simples citoyens de l'examiner: la protection du secret industriel a été jugée plus importante que la transparence de la procédure de vote. " Par la voix de son directeur, France-Election fait cependant savoir que le code-source n'est pas rendu public pour des raisons de sécurité, mais qu'il a pu être ausculté par des organismes de contrôle comme le Bureau Veritas.

A l'automne 2006, un groupe d'informaticiens néerlandais a fait l'acquisition de machines Nedap pour en évaluer l'intégrité. "Ces iriformaticiens ont démonté une machine, ont constaté qu'ils pouvaient en changer le logiciel et l'ont reprogrammée pour jouer aux échecs", explique M. Di Cosmo. Surtout, ils affirment être parvenus à capter les radiofréquences émises par la machine à une distance de 25 mètres environ et être ainsi à même de savoir si le nom affiché sur l'écran à cristaux liquides de l'appareil-le nom du candidat pour lequel le vote a été enregistré - comporte ou non des caractères accentués. "Ce qu'ils ontfait, c'est simplement de vérifier que la machine fait bien ce qu'on lui demande", tempère M. Palisson. Quant à la possibilité de surveiller à distance le fonctionnement de la machine, "l'expérience a été faite sur un ancien modèle qui n'est plus en service et, de toute façon, il serait possible de mettre en oeuvre le même type de surveillance avec le vote classique, au moyen de caméras installées dans les isoloirs", réplique le directeur de France-Election, qui fait valoir qu'aucun dysfonctionnement des appareils Nedap n'a été rapporté.

"NEUTRALISER UN CANDIDAT"

L'exercice auquel se sont essayés les informaticiens néerlandais n'est pas isolé. En octobre 2006, quatre chercheurs du département d'informatique et d'ingénierie de l'université du Connecticut sont par exemple parvenus à reprogrammer un terminal de vote Diebold, l'un des constructeurs les mieux implantés aux Etats-Unis. "Une attaque de base peut neutraliser entièrement un candidat, échanger les voix apportées à deux candidats ou biaiser les résultats en reportant sur un candidat les votes apportés à un autre, écrivent les auteurs dans le compte rendu de leurs travaux. La corruption du système peut rester dormante jusqu 'aujour de l'élection, ce qui rend impossible sa détection par le biais de tests préélectoraux." Sans que des fraudes avérées aient été mises au jour, plusieurs cas de défaillances de systèmes de vote électronique ont été documentés ces dernières années, surtout aux Etats-Unis, mais aussi en Europe.

Un exemple fameux est l'incident de Schaerbeek (Belgique), le 18 mai 2003. Le décompte des voix exprimées avait excédé de plus de 4 000 le nombre d'inscrits dans la circonscription. Incapable d'en élucider la cause, le collège d'experts mandaté par les autorités fédérales belges a conclu que "l'erreur (avait) très probablement été occasionnée par une inversion spontanée et aléatoire d'une position binaire". C'est-à-dire, en somme, qu'un bit informatique de l'ordinateur de vote a pris "spontanément" la valeur 1 au lieu de la valeur o. "Ce phénomène, ajoutaient les experts, est abondamment décrit dans la littérature spécialisée." Il ne l'est pas dans le code électoral.

Stéphane Foucart (avec Edouard Bal)

Une pétition contre les "ordinateurs de vote"

Le site Ordinateurs-de-vote revendique plus de 8 000 signatures pour sa pétition "pour le maintien du vote papier". Lancé par des "citoyens et informaticiens", le texte, qui se signe en ligne ou sur papier, dénonce le "déclin silencieux du contrôle démocratique". Le collectif invite les signataires à se porter volontaires pour le dépouillement des bulletins les jours de scrutin.

(Source : Le Monde - 20/03/07)

Pour signer la pétition : http://recul-democratique.org/petition/ (déjà plus de 17000 signataires)

La malle coloniale du mépris misogyne, par Geneviève Brisac

Geneviève BrisacIl y a quelques mois, tout le monde semblait d'accord pour reconnaître que la candidature d'une femme à la magistrature suprême ne posait plus aucun problème. Angela Merkel et Michelle Bachelet démontraient chaque jour qu'une femme est un homme comme les autres. Puis petites phrases et grands paragraphes d'une agressivité stupéfiante se sont enchaînés. On avait ouvert la boîte de Pandore du mépris misogyne. Ce n'est pas une boîte, c'est une malle au format colonial, un bagage écrasant.

J'entends tous les jours des commentaires qui sont du niveau de ce que les hommes se racontent - m'a-t-on dit - dans les vestiaires d'un club de sport. Et ce qui me sidère, c'est que ceux qui les profèrent soient si contents d'eux-mêmes. Si assurés de leur légitimité, de leur bon droit. Les noms d'oiseaux fleurissent. Bécassine est l'un des plus aimables. Les qualificatifs désobligeants posent ce problème qu'on ne peut les contester. Et les répéter revient à les renforcer.

Je ne m'attendais pas du tout à ce que la société française soit si peu évoluée, si peu mixte, si peu civilisée. Dans le privé, pourtant, les hommes apprécient les femmes intelligentes avec lesquelles ils peuvent échanger des idées.

Jamais vous n'entendrez quelqu'un fantasmer sur la supposée sexualité d'un candidat, mais que n'entendons-nous pas sur les femmes candidates ! Ça me dégoûte. Je ne connais pas Ségolène Royal, mais je me sens personnellement humiliée par ce qui se dit sur elle aujourd'hui. Ses vestes et ses robes font l'objet de commentaires permanents, elle porte des talons ou elle n'en porte pas, elle met des bas, elle n'en met plus, elle pourrait quand même adopter le bon vieux tailleur-pantalon - elle l'a fait une fois, me dit-on -, le blanc ne lui va pas, le rouge est agaçant, le noir est noir, le bleu chichiteux. Je suis scandalisée de voir cette femme sans cesse attaquée sur sa personne, son apparence. Dans la bonne humeur générale. Le consensus enfin trouvé.

Quand elle promet que sa première action consistera à combattre les violences envers les femmes, j'applaudis. Et que l'on ne me réponde pas qu'il y a déjà des lois pour cela, il s'agit de volonté politique et pas de lois. Tout ce que l'on dit sur elle, sur sa voix, ses cheveux, ses boucles d'oreille, sa syntaxe, ses bourdes, son entêtement, son sens de la compassion ou sa dureté, est énoncé pour la délégitimer, pour montrer qu'elle n'a pas sa place à la tête de l'Etat.

Le plafond de verre va faire ses preuves une fois de plus. Il n'y a pas d'autre explication à l'amour qui entoure désormais François Bayrou, pas d'autre explication à l'élan qu'il suscite. Il l'a dit, je crois : sa masculinité est reconnue de tous.

Ségolène Royal est intelligente, compétente, déterminée. C'est exactement ce qui exaspère. Dans et hors le Parti socialiste. J'entends des jeunes hommes dire : "Elle va nous mettre au coin, on ne pourra plus rigoler." Ah bon ? Pourquoi ? Ils ont peur. Ils ne savent même pas de quoi. Ils méprisent. La peur et le mépris sont justement les deux sentiments qui définissent le racisme, et moi j'ai l'impression vexante de vivre dans un pays attardé.

Mais ce n'est pas tout, et ce n'est presque pas le pire. J'entends des amies, parfois bien plus âgées que moi, et féministes de la première heure, déclarer que jamais, non, c'est impossible, elles ne pourront voter pour cette personne, elles ne la trouvent pas assez sympathique. Tu comprends, me disent-elles, elle fait du tort à la cause des femmes. On croit rêver ! Le masculin est général, le féminin est particulier. Et tous les efforts de la candidate pour neutraliser cet "effet de genre" échouent et se noient dans l'infinie variété des commentaires des consommateurs.

Il fut un temps où l'on disait : "Le privé est politique." Comme toute chose, toujours, se retourne en son contraire, aujourd'hui le politique est réduit au sentiment privé, au caprice individuel, au j'aime/j'aime pas, au consumérisme et à la frivolité définitivement sexiste. Des hôpitaux ferment, nous parlons de jupes.

Geneviève Brisac, écrivain

(Source : Le Monde - 20/03/07)