vendredi 4 mai 2007

Dernier message avant le vote

Ce soir près de 200 personnes sont venues participer au débat avec Jean-Pierre Mignard et François Soulage, à Châtenay: réunion où on a pu sentir la grande mobilisation de chacun pour que dimanche ce soit la solidarité qui l'emporte; pour que la France de l'après 6 mai soit une France rassemblée, une France où la vérité, la morale publique, la volonté de renouveau auront gagner. C'est le dernier message que je vous adresse avant cette élection: si vous partagez cette volonté, n'hésitez pas à le dire autour de vous demain samedi, afin que le vote de dimanche mette l'Homme au coeur de la société. C'est en votant Ségolène Royal que nous y arriverons: pas une voix ne doit manquer!

Appel de Michèle Canet : "Tous avec Ségolène Royal"

Le 6 mai prochain, les Français vont choisir leur avenir. Le choix est clairement entre deux projets de société.

Celui du candidat de l’UMP, c’est celui du candidat sortant, comptable d’un bilan désastreux : explosion de la dette et des déficits publics, diminution des moyens de l’éducation nationale, précarité et violences contre les personnes accrues, régression sociale, crise du logement, perte du pouvoir d’achat, chômage élevé (malgré les chiffres officiels dénoncés par les responsables de l’INSEE eux-mêmes), etc… Nicolas Sarkozy, c’est le candidat de la continuité…en pire.

Au contraire, Ségolène Royal concrétise l’espérance d’une société nouvelle car elle s’appuie sur un projet cohérent construit avec les Français : le Pacte Présidentiel. Dès l’origine, j’ai soutenu sa candidature car j’y ai retrouvé cette volonté de faire de la « politique autrement » que j’appelle de mes vÅ“ux depuis 1998. Elle seule :

  • Incarne la changement profond dont la France a besoin pour retrouver une société apaisée réconciliant tous les Français autour des valeurs de justice sociale, d’efficacité économique, de développement durable et de respect démocratique ;
  • Rassemble largement les femmes et les hommes de progrès. Dès le 22 avril, les candidats de gauche lui ont apporté leur soutien. Pour que chacun choisisse en conscience, elle a proposé un débat transparent à F. Bayrou, loin des débauchages individuels, des menaces et de compromissions pratiquées par le candidat de l’UMP ;
  • Promet une rénovation en profondeur de l’action politique qui favorise les libertés publiques, un Etat impartial, un vrai projet pour relancer la croissance et favoriser l’emploi, mettre l’éducation au cÅ“ur, réaliser l’excellence environnementale, renforcer la place de la France dans le monde et en Europe.

Alors que Nicolas Sarkozy incarne une droite radicalisée, menaçante pour les libertés et qui divise les Français, Ségolène Royal, au contraire offre la perspective d’un vrai changement de méthode et de politique pour rassembler les Français, conduire des réformes en profondeur mais sans brutalité, construire une France plus forte parce que plus juste.

Le 6 mai, pour toutes les femmes et tous les hommes de progrès, il y a un vote utile pour une France unie, rassemblée et fraternelle : c’est le vote Ségolène Royal ! C’est à ce choix que j’invite tous les châtenaisiens.

Michèle Canet
Conseillère Générale de Châtenay-Malabry
Porte-parole de Ségolène Royal dans les Hauts-de-Seine

Appel de Françoise Colmez : "le 6 mai, Ségolène Royal doit devenir la première femme Présidente de la République"

SÉGOLÈNE PRÉSIDENTE !

Bercy, Charléty : deux meetings qui symbolisent deux conceptions antagonistes de la politique.
D'un côté, une agressivité souvent teintée de haine de la part des supporters, un projet dénué d'espérance, de générosité et d'humanité ; de l'autre côté, une fête populaire, bon enfant, une foule souriante, enthousiaste dans laquelle se retrouvent des hommes et des femmes de tous les âges, de toutes les origines, de tous les milieux, de tous les quartiers : ils sont venus, souvent en famille, pour écouter leurs artistes préférés et une candidate, porteuse d'un immense espoir, leur parler d'une France apaisée, réconciliée.
D'un côté, le dogme du libéralisme, les belles formules "Il faut travailler plus pour gagner plus !", oui, mais encore faut-il déjà avoir du travail ! "Je veux que tous les Français soient propriétaires !" très bien, encore faut-il déjà avoir un toit !
De l'autre côté, une approche humaine, généreuse, pragmatique qui s'inscrit dans une perspective politique : le dogme n'est plus premier, mais c'est la réalité qui est première ; elle ne se plie pas au dogme, mais elle dicte les solutions.
Une France plus juste ! quelle belle perspective tant sur le plan national qu'international !
D'ailleurs, si le programme de Ségolène Royal était si mauvais, pourquoi a-t-on vu, au fil des semaines, le candidat de la droite lui ravir progressivement un certain nombre d'idées ? Certes, lors du débat télévisé, Nicolas Sarkozy s'est montré calme, maître de lui : il fut un excellent acteur le temps d'un débat, car son comportement habituel est naturellement emporté et violent. À ce ton patelin, apaisé visant à séduire et à rassurer les électeurs (n'est-ce pas ce que fait le chat de la fable de La Fontaine pour croquer plus facilement la belette et le petit lapin venus lui demander son arbitrage ?), je préfère la passion de Ségolène Royal, son ton qui respire la sincérité de son engagement, sa capacité d'indignation et de révolte.
Personne, aujourd'hui, ne peut contester qu'elle connaît ses dossiers et qu'elle a la stature d'un futur chef d'état !
Le dimanche 6 mai, Ségolène Royal doit devenir la première femme Présidente de la République.

Françoise Colmez
Conseillère municipale d'Antony

Ne laissez pas les sondages défaire la démocratie. Aux urnes, citoyens !

Alors que depuis le résultat du premier tour, tous les sondages donnaient invariablement un avantage peu significatif à Nicolas Sarkozy (généralement 51 à 52% en sa faveur), voilà qu’en ce dernier jour de campagne officielle et dernière occasion de publication de sondages déferlent trois sondages marquant d’un seul coup un avantage bien plus substantiel au candidat UMP (jusqu’à 54 et 54,5% en sa faveur).

Nicolas Sarkozy aurait-il fait une si bonne fin de campagne et Ségolène Royal se serrait-elle effondrée ? Je pense garder assez d’objectivité et disposer d’assez d’éléments de terrain pour estimer que les raisons ne sont pas là, bien au contraire.

Ce ne sont pas les 15000 dedans et 15000 dehors à Bercy venus acclamer la brochette d’exilés fiscaux qui soutiennent l’homme des puissants et huer « l'héritage de mai 68 » que Nicolas Sarkozy veut liquider qui peut expliquer cela. Ce n’est pas la mesquinerie d’un homme malmené, pétri de manifestations nerveuses et au regard fuyant vers PPDA et Arlette Chabot comme pour appeler à l’aide lors du débat qui peut expliquer cela. Ce n’est pas l'argumentaire de Nicolas Sarkozy, à la façon d’un premier ministre à courte vue, lors du débat qui peut expliquer cela. Ce n’est pas le mépris envers François Bayrou et les pressions sur les députés UDF contraints de se rallier au candidat de l’UMP qui peut expliquer cela.

A l’inverse, on ne peut pas nier l’extraordinaire rassemblement de Charléty, avec 40000 personnes dans le stade et plus de 20000 à l’extérieur. On ne peut pas nier l’engagement fraternel et sincère de dizaines et dizaines de personnalités présentes ce jour là (de Yannick Noah à Renaud, en passant par Cali et Bénabar, ou encore Grand Corps Malade, Sapho, Michel Delpech, Philippe Torreton, et bien d’autres). On ne peut pas nier que, lors du débat, Ségolène Royal a bel et bien dominé Nicolas Sarkozy comme s’accordaient à le dire la majorité des commentateurs à chaud, alors que le contraire était annonçait (par qui d’ailleurs ?). On ne peut pas nier la stature présidentielle de Ségolène Royal qui a démontré la cohérence de son Pacte présidentiel et sa vision pour une France juste et forte lors du débat. On ne peut pas nier la sincérité de la démarche sans marchandage de Ségolène Royal vers François Bayrou après avoir tenu compte du message du premier tour.

Mais alors que ce passe-t-il ? Pourquoi cette subite envolée de Nicolas Sarkozy dans les sondages alors que tout laissait à penser à un resserrement, au pire un statut quo ?

Personne ne m’empêchera de penser à une obscure entreprise de manipulation où, encore une fois, les relations du candidat de l’UMP avec les médias les plus influents et les milieux d’affaires ne peuvent être ignorés, dans le seul but de déclencher un mouvement de démobilisation et de découragement. Ceci autant chez les partisans convaincus de Ségolène Royal qui pourraient renoncer à tout donner dans la campagne jusqu’au dernier moment, que chez les encore hésitants qui pourraient renoncer à défendre une cause annoncée perdue uniquement par les sondages.

Partout en France, sur le terrain, depuis jeudi matin, et les témoignages ainsi sont très nombreux, les militants et sympathisants qui vont au contact et à la rencontre des français ressentent l’accueil positif et le souffle porteur favorable à Ségolène Royal progresser. Alors oui, Ségolène Royal peut encore gagner et va gagner. Alors oui, ne laissez pas les sondages défaire la démocratie. Aux urnes, citoyens !

Restons tous mobilisés pour la seule candidate du vrai changement et dimanche la victoire de Ségolène Royal ne sera que plus belle !

Christophe
Militant socialiste à Châtenay-Malabry

Ségolène Royal appelle les français "à ne pas se laisser matraquer par les sondages"

LORIENT, 4 mai 2007 (AFP) - Ségolène Royal a appelé les Français "à ne pas se laisser matraquer par les sondages", soulignant qu'il y a encore "30% de personnes qui s'interrogent", lors d'un déplacement vendredi à Lorient. "J'appelle les électeurs à ne pas se laisser matraquer par les sondages comme depuis des mois. Il y a encore 15% d'indécis de chaque côté, c'est-à-dire 30% de personnes encore qui s'interrogent. Je dis aux électeurs : venez voter massivement. Ne vous laissez pas matraquer, ne vous laissez pas intimider, ne vous laissez pas démobiliser", a déclaré la candidate socialiste à la presse.
"Venez voter massivement dimanche prochain pour que ça change et pour que la morale publique l'emporte", a ajouté Mme Royal, accompagnée du député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault et du président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian.
Mme Royal s'exprimait juste avant de tenir une réunion publique à Lorient, première d'une série de quatre étapes dans la journée en Bretagne. Deux mille personnes étaient rassemblées au palais des sports selon les journalistes présents, trois mille selon les organisateurs.
La candidate y a lancé un message aux "indécis" : "qu'ils ouvrent les yeux, qu'ils voient qu'aujourd'hui (c'est) le dernier combat de la vérité contre toutes les formes d'affabulations et de mensonges. C'est le combat de la morale publique contre un certain nombre de déformations de la réalité, c'est le combat des sans-voix, des gens qui subissent la précarité et les bas salaires contre un candidat qui veut donner encore davantage à ceux qui ont déjà beaucoup, avec des réformes comme le bouclier fiscal".
Il faut "faire en sorte que la vérité, la morale publique, la volonté de renouveau l'emportent", a-t-elle dit. "Moi, je n'ai pas besoin d'adversaires imaginaires, je n'ai pas besoin de m'en prendre à Mai 68, à certains passages de l'Histoire de France".
Elle a ironisé sur le camp de l'UMP qui voit la victoire approcher dimanche: "Je les vois déjà se disputer pour le poste de Premier ministre".
Dans la salle, elle s'en est prise à nouveau au "matraquage des sondages (...) complaisamment relayés par les médias amis du pouvoir".
tma/so/swi

LORIENT, Morbihan (AP) - "Il y a encore de l'espoir", s'est enflammée vendredi Ségolène Royal à son arrivée à Lorient, dénonçant le "matraquage par les sondages" qui la donnent largement battue et l'"arrogance" de Nicolas Sarkozy.
"J'appelle les électeurs à ne pas se laisser matraquer par les sondages comme depuis des mois. Il y a encore 15% d'indécis de chaque côté, c'est-à-dire 30% des personnes encore qui s'interrogent et je dis aux électeurs: 'venez voter massivement, ne vous laissez pas intimider, ne vous laissez pas matraquer, ne vous laissez pas démobiliser'", a exhorté la candidate socialiste à son arrivée au Parc des sports de Kerdavic à Lorient (Morbihan), étape de son dernier déplacement de campagne en Bretagne.
"Les sondages sont faits de telle façon à démobiliser les électeurs, puisque jamais ils ne sont accompagnés de la précision sur le nombre d'indécis", a-t-elle souligné. "Il y a donc encore de l'espoir", s'est-elle emportée, très remontée, invitant les indécis à "ouvrir les yeux" et à "regarder ce qui se passe". "Nous pouvons gagner, nous allons gagner."
"Quand j'entends la droite dire 'les carottes sont cuites', je trouve ça indécent. Je dis aux électeurs: 'c'est à vous de décider, ce n'est pas aux sondages'", a-t-elle pesté. "Battons-nous pour que nous puissions gagner dimanche prochain et comme ça ils n'aurons pas besoin de se battre entre eux pour savoir qui sera Premier ministre", a-t-elle lâché, dans un rire ironique.
Une fois à la tribune, Ségolène Royal a renouvelé cet appel: "ne vous laissez pas matraquer par les sondages, ne vous laissez pas démobiliser par les sondages, comme à chaque fois, à chaque élection, complaisamment relayés par les médias amis du pouvoir", a-t-elle plaidé devant 3.000 personnes qui l'ont soutenue en sifflant les sondeurs. Nicolas Sarkozy "qui se prétend le candidat du peuple, eh bien qu'il sache que c'est le peuple français qui va décider demain du visage de la France".
La candidate socialiste a montré du doigt l'"arrogance" de son rival UMP "qui consiste à dire aux gens: 'ce n'est pas la peine de vous déranger'". "Je lance un appel à la citoyenneté, je lance un appel au sursaut, je lance un appel aux valeurs".
"Ouvrez les yeux!", a-t-elle demandé aux Français. Ce scrutin est "le combat de la vérité contre toutes les formes d'affabulations et de mensonges", "le combat de la morale publique contre un certain nombre de déformations de la réalité", "le combat des sans-voix", "le combat des gens qui subissent aujourd'hui la précarité et les bas salaires, contre un candidat qui promet de donner encore davantage à ceux qui ont déjà beaucoup, avec des réformes comme le bouclier fiscal", a-t-elle tonné.
Elle a présenté Nicolas Sarkozy comme "le candidat soutenu par Berlusconi, par Aznar et par Bush", le "candidat des grandes fortunes" et "du MEDEF", qui n'a "cessé de flatter ce qu'il y a de plus sombre dans la personne humaine et n'a cessé d'attiser toutes les formes de peurs ou de revanche". A cet égard, elle a relevé le "lapsus incroyable" de son rival lors de leur duel télévisé: "Demain, ce sera en pire". AP