Communiqué de presse de Michèle Canet
Présidente du groupe socialiste au Conseil Général des Hauts-de-Seine

« Cette salope ! » : c’est par ces termes que Patrick Devedjian a qualifié Anne-Marie Comparini en félicitant le nouveau député UMP Michel Havard d’avoir battu la candidate Modem aux dernières législatives dans le Rhône.
Je veux ici condamner fermement ces propos que rien ne peut excuser. Ils sont d’autant plus inexcusables, qu’ils procèdent d’un machisme d’un autre temps et que les responsabilités de Patrick Devedjian demandent une attitude exemplaire.
Malheureusement, ce dérapage n’est pas un cas isolé pour le Président du Conseil Général du 92. On se souviendra d’autres exemples récents de propos méprisants ; comme à l’égard des communistes qu’il a accusé « d’ancrer les gens dans la misère » ; ou encore, ceux où il veut « finir le travail (…) pour briser les résistances des syndicats, de la presse et des autres donneurs de leçon ». L’insulte à l’encontre d’Anne-Marie Comparini est aussi à rapprocher de l’éviction du maire de Sceaux de sa vice-présidence au Conseil Général.
On comprend ainsi que Patrick Devedjian, dans sa vraie nature, ne supporte aucune opposition ou résistance. L’insulte, le mépris et la volonté permanente de briser en sont, chez lui, l’expression courante et banalisée. Cela n’est pas tolérable.

Michèle Canet