Contrairement à l’image d’ouverture et de modération que cherche à donner Nicolas Sarkozy depuis son élection le 6 mai, ses « lieutenants », le Premier Ministre et le Secrétaire général de l’UMP, font assaut d’arrogance et de sectarisme.

Après avoir accusé les communistes « d’ancrer les gens dans la misère » après son élection à la Présidence du Conseil Général des Hauts-de-Seine, Monsieur Devedjian révèle son vrai visage.
Lors d’une réunion publique à Antony, il déclare : « Il faut finir le travail (sic) et donner à Nicolas une majorité écrasante à l’Assemblée pour briser les résistances des syndicats, de la presse et des autres donneurs de leçon ». Belle leçon de démocratie !!!
Les propos tenus dans l’édition du 7 juin du « Parisien des Hauts-de-Seine » révèlent aussi son mépris pour l’opposition (qui ne serait là que pour « râler ») et sa conception de l’action politique, réduite au seul clientélisme puisque M. Devedjian invite les électeurs à voter pour lui « qui peut objectivement favoriser les communes de sa circonscription ».

Par ses propos et son attitude, M. Devedjian confirme les risques que constituerait, demain, une majorité écrasante à l’Assemblée pour l’exercice même de la démocratie. Plus que jamais il faut refuser les pleins pouvoirs à un seul homme et à un seul parti sous peine de voir mise en cause les libertés fondamentales comme la liberté syndicale et la liberté de la presse.

Michèle CANET
Candidate du Parti Socialiste aux élections législatives
13e circonscription des Hauts-de-Seine
(Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Sceaux)
Présidente du groupe socialiste au Conseil Général des Hauts-de-Seine