L'arrogance du premier ministre
Par Michèle Canet, mercredi 6 juin 2007 à 11:14 - Législatives 2007 - #173 - rss - Envoyer a un ami
Le premier ministre nous reproche, de quel droit ?, de « ne plus oser aimer la France » ! Qu’est-ce que cette arrogance qui méprise les 17 millions de Français qui ont voté le 6 mai pour un autre projet ? Où est le soit disant « esprit d’ouverture » d’un Président de la République qui se veut le « Président de tous les Français » et qui laisse son Premier ministre mépriser la moitié de la France ?
Est-ce que c’est aimer la France que d’obliger une partie de la population à renoncer aux soins de première intention, à retarder les traitements et la prise en charge de pathologies lourdes pour éviter l’effet pervers de la franchise ? C’est en fait injuste et dangereux pour leur santé ! Ce sont ces craintes qu’exprime Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités nommé par N. Sarkozy, en exprimant l’ inquiétude que lui inspire cette mesure Phare du projet sarkozy.
Est-ce aimer la France que de renouer avec de vieux démons en créant un « Ministère de l’identité nationale et de l’immigration » qui effrayait à la fois Madame Simone Veil et Monsieur Kouchner. Est-ce là la rupture promise ? Qui trompe qui dans ce gouvernement ? Qui demain sera l’otage de qui ? Il ne faudra pourtant venir dire : « on ne savait pas ». Nous devons être fiers, socialistes, et au-delà toute la gauche, de dire NON aujourd’hui à de telles propositions, même si nous sommes demain minoritaires. Il y a des compromis intolérables !
Est-ce aimer les Français que de mettre à mal la fonction publique en supprimant 150 000 emplois en 5 ans (résultat du non remplacement d’1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite) ? Est ce aimer les Français, ou plus exactement leurs enfants, que de supprimer 80 à 90 000 postes d’enseignants par cette mesure ?
Est ce aimer tous les français , même les plus défavorisés et ceux qui ne payent pas d’impôts que de mettre en place le bouclier fiscal ? Est ce aimer ceux qui n’ont pas de travail, les chômeurs, les rmistes, que d’avoir pour mot d’ordre « travailler plus pour gagner plus » ?
Est-ce aimer les sans-logements, les mal logés, les victimes de l'habitat indigne que d'avoir comme priorité l'aide à l'accession à la propriété avec les déductions fiscales induites par les intérêts d'emprunt quand d'autres bn'ont même pas un toit? C'est ce qu'exprime Thomas Piketty, dans libération, lorsqu'il indique que la mesure sur les intérêts d'emprunt n'avait de sens que si, parallèllement, on autorisait également la déduction des loyers payés par les locataires. Si l'on souhaitait subventionner le logement, qu'importe que le paiement du service prenne la forme d'intérêts ou de loyers.la mesure Sarkozy est donc, non pas une subvention au logement, mais une subvention aux propriétaires
Alors, face à cette politique, nous devons avoir des réponses de gauche La droite a un slogan « travailler plus pour gagner plus ». C’est une supercherie qui conduit à moins d’emplois et plus de précarité pour le plus grand nombre. Elle présente un programme fiscal (suppression des impôts sur les gros patrimoines) qui favorise la rente et non l’effort. Alors qu’elle a été incapable de relancer la croissance depuis 5 ans, elle risque de l’étouffer davantage demain en augmentant la TVA.
Nous voulons au contraire créer les conditions d’une croissance soutenue en plaçant la valeur du travail et du plein emploi au cœur de nos politiques économiques et sociales. Le modèle de développement que nous défendons repose sur quatre piliers :
- l’innovation
- la sécurité des carrières professionnelles
- le pouvoir d’achat
- le respect de l’environnement
Et parce que la France n’est pas seule dans la compétition internationale, nous inscrivons notre action tant au niveau national qu’au niveau européen.
Dans tous les domaines nous avons des propositions. Nous en avons détaillées quelque unes dans le livret qui vous été distribué et que vous pouvez retrouver sur ce blog.
Soyez bien certains qu’il s’agit là d’un programme que nous mettrons en œuvre si les Français nous font confiance les 10 et 17 juin (car ce doit être notre objectif, quelque soit les difficultés) ou bien, si le sort des urnes nous ait contraire, qui sera le socle d’une opposition constructive.
Si nous sommes dans l’opposition, ce ne sera pas pour simplement dire non à tout. Être dans une opposition constructive, c’est le sens de l’action du groupe socialiste, que je préside, au conseil général ; ce sera le sens de l’action des députés socialistes élus dans quelques jours si telle est la situation. C’est ce qu’a voulu dire S. R., je cite « Il faut une opposition constructive, lucide et déterminée ; Pour chaque proposition de la droite, il appartiendra à la gauche moderne d’opposer à chaque fois un contre projet pour que les Français comprennent qu’il y a des alternatives aux projets de N. S. . Ce qu’attendent les français c’est une alternative crédible. »
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Commentaires
1. Le mercredi 6 juin 2007 à 15:51, par Olympe
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