Je parle pour les 13 candidats des Hauts-de-Seine. Le département le plus riche de France, mais certainement pas le plus juste. Le département qui a servi de laboratoire à la droite libérale qui dirige aujourd’hui notre pays.

Pourtant, il n’y a pas de fatalité. C’est aussi un département qui a mis Ségolène Royal en tête dans 11 de ses villes avec des scores dépassant parfois 60% et qui a progressé de 3 points ½ depuis la présidentielle de 1995 ; le PS, à chaque élection progresse sur l’ensemble du territoire du 92 ; c’est aussi un département qui fait des campagnes dynamiques, audacieuses et joyeuses, comme nous tu nous l’as demandé Ségolène, de belles campagnes sous l’impulsion de notre premier secrétaire Pascal Buchet. Non, il n’y a pas de fatalité : il ne faut pas compter sans le Parti Socialiste dans le 92.

Laurent Fabius parlait tout à l’heure de la soit disant ouverture du chef de l’Etat. Dans les Hauts-de-Seine, on se souvient : quand il est arrivé, le 1er avril 2004, il a promis à la gauche qu’elle serait partie prenante dans l’action du département… Ca a duré 8 jours et après il y a eu 3 ans d’autoritarisme de Nicolas Sarkozy.

Un des problèmes vitaux du département des Hauts-de-Seine reste le logement. Parce que les inégalités y sont criantes et que si certains sont riches d’autres vivent de grandes difficultés, parce que la flambée du prix du foncier et des locations fait qu’ont ne peut plus se loger à un coût correct.

Parce que le logement social est insuffisant. Et pourtant on a de beaux exemples dans notre département : la Butte rouge, à Châtenay-Malabry est un modèle d’habitat social reconnu dans le monde entier ; elle a été construite par les socialistes dans les années 30. François Mitterrand y était venu lors du lancement de « banlieues 89 ». Il y a aussi les cités-jardins du Plessis-Robinson, ou ce qu’il en reste après le passage de la droite, et de Suresnes. En matière de logement aussi, il y a une politique de gauche et une politique de droite !

Pour en revenir au coût du logement dans le 92, on est loin du bouclier logement avancé par Ségolène. 15 villes sur 36 ne respectent la loi SRU ; le député et le sénateur qui ont tenté de remettre en cause cette loi sont tous les 2 issus du 92. Et que dire de Neuilly, ville du chef de l’état qui a 3,18% de logements sociaux. N’aurait-il pas du donner l’exemple ? Toutes ces difficultés ne seront pas résolues sans les propositions du Parti Socialiste avec, au-delà du bouclier logement, le service public de la caution et la prise en compte de tous les demandeurs de logement afin que tous puissent vivrent dans des conditions décentes : plus de sans-logis, plus de cohabitations de plusieurs familles dans des petits logements, plus d’habitat indigne. Car c’est aussi cela la réalité du département le plus riche de France.

Monsieur Sarkozy, quand il était le président du Conseil général, d’ailleurs il est toujours Conseiller général, n’a pas eu de vraie réponse au problème du logement. Aujourd’hui un nouvel homme, pas si nouveau d’ailleurs, veut à son tour cumuler : président du Conseil général, chef de l’UMP, député (et il regrette fort de ne pas être ministre). Cet homme c’est Patrick Devedjian, mon adversaire dans la 13ème circonscription. C’est celui qui n’a qu’une idée en tête : détruire l’immense Résidence Universitaire d’Antony alors que le logement étudiant devrait être une priorité.

Les socialistes des Hauts-de-Seine feront en sorte qu’on ne parle pas du département de Devedjian comme on a trop parlé de celui de Sarkozy. C’est de plus en plus la voix des socialistes qu’on devra y entendre : je suis sûre que, après le 17 juin, on ne dira plus jamais que mon département est un des seuls sans députés socialistes.