Pour détruire la RUA tous les moyens sont bons.
Par Françoise Colmez, mardi 6 février 2007 à 17:20 - Conseil municipal - #26 - rss - Envoyer a un ami
En août 2004, pour avoir le pouvoir de détruire la RUA (Résidence Universitaire d'Antony), Patrick Devedjian, alors ministre des collectivités locales, avait rédigé un article dans la loi sur les responsabilités locales stipulant que les collectivités locales qui le souhaitaient (communes, communautés d'agglomération) pouvaient, sur leur demande, se voir transférée par l'Etat la propriété des résidences universitaires situées sur leur territoire. Cela devait leur permettre d'avoir toute latitude d'y faire les travaux de rénovation nécessaires... ou de les démolir pour laisser le champ libre aux promoteurs.
C'est ainsi que la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre a effectivement voté une délibération demandant à l'Etat de lui transférer la RUA.
Mais, malgré sa formation de juriste, Monsieur Devedjian avait oublié que la RUA n'était pas propriété de l'Etat mais du CROUS : cette manœuvre de haute stratégie tombait donc à l'eau !
Qu'à cela ne tienne ! en mars 2006, Monsieur Devedjian obtient de ses amis du Sénat qu'ils glissent dans la loi sur la fonction publique territoriale, un amendement stipulant la possibilité de transférer gratuitement les logements universitaires relevant d'un établissement public (et non plus de l'Etat).
Il n'y a donc légalement plus d'obstacles aujourd'hui à ce que Monsieur Devedjian réalise son vieux rêve : faire disparaître le "kyste" de la RUA du paysage antonien ! Et le PLU d'Antony, soumis actuellement à enquête publique, prouve que le danger, loin d'être écarté, est de plus en plus réel.
A l'heure où le manque de logements étudiants est dramatique, Monsieur Devedjian montre, une fois de plus, que les intérêts privés des promoteurs de tout poil priment sur les besoins criants des citoyens, notamment des jeunes qui n'ont pas les moyens de louer des chambres ou des studios à prix d'or. Sans compter tous les avantages que présente le logement en résidence universitaire : restauration, bibliothèque, salles de travail, échanges culturels entre étudiants de nationalités différentes...
Si Antony est connue hors de nos frontières, ce n'est pas à la Foire aux formages et aux vins qu'elle le doit, mais bien à sa résidence universitaire qui a accueilli nombre d'étudiants devenus des personnalités de premier plan dans leur pays.
Françoise Colmez
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Commentaires
1. Le jeudi 15 février 2007 à 17:50, par claire Lhuillier
2. Le jeudi 15 février 2007 à 18:57, par claire Lhuillier
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